LOBBYING
La nature de l'activité
Il n’existe pas de définition stricte du lobbying. Le terme lobbying dans un sens minimaliste, est restreint à la sollicitation de membres d’une assemblée parlementaire dans l’intention d’influencer la législation.Une définition plus étendue inclut toutes les stratégies et techniques, directes ou indirectes, utilisées pour influencer la décision publique, que cette dernière soit de nature législative ou non (toute autre décision publique relative à un règlement, une politique, un programme gouvernemental, une subvention ou autre contribution, l’octroi d’un contrat).
D’une manière générale, le lobbying se définit comme l’ensemble de toutes les activités qui visent à influencer l’élaboration des politiques et les processus décisionnels des institutions. L’action de lobbying consiste donc à assurer et à exercer une pression constante sur une autorité publique décisionnelle (Gouvernement, Parlement, Administration étatique, Collectivité publique, etc.).
Le lobbyiste est l’interface entre la sphère politico-administrative et son commanditaire. Il contribue également à la diffusion, en direction de l’entité qu’il représente, de l'information émanant du monde politique.
Les différents types de lobbying
Une multitude de techniques existent pour influencer les décideurs publics. Les trois principales techniques sont: le lobbying gouvernemental, le lobbying parlementaire et le grass roots lobbying.
Le lobbying gouvernemental est une intervention directe auprès des ministres et des fonctionnaires. En recourant à ce type de lobbying, on cherche à intervenir en amont du processus législatif lors de la rédaction d’un projet de loi ou au moment de la rédaction d’un règlement dont l’approbation relève de l’exécutif. Il sert aussi à influencer l’appareil gouvernemental.
Le lobbying parlementaire s’exerce directement auprès des députés et des sénateurs, avec un focus sur les parlementaires les plus influents et/ou reconnus pour leurs compétences techniques. Il se pratique également par des interventions devant des commissions et comités parlementaires.
Le grass roots lobbying consiste à s’appuyer sur des mouvements des citoyens dont les objectifs sont similaires à ceux du lobby. Les actions engagées auprès de la population visent à soulever un mouvement favorable de l’opinion publique à la cause promue par le lobby, pour faire ainsi indirectement pression sur les décideurs publics. Pour jouer l’effet de masse, le lobby est ainsi amené à engager des campagnes publicitaires et des sondages, à soutenir des associations de citoyens, à leur fournir un appui logistique et à coordonner leurs actions. En retour, sur demande, ces citoyens inonderont de coups de téléphone, de fax, de lettres et de courriels les décideurs, ou ils participeront à des événements. Les nouvelles technologies (cyberlobbying) ont ouvert de puissants moyens au grass roots lobbying.
L'organisation de l'activité en France
Le lobbying est une activité libérale en développement et de plus en plus organisée, qui tend à devenir une véritable profession à part entière. Parallèlement, on observe en France l’émergence d’un véritable marché du travail relatif au lobbying.
L’activité de lobbying en France est organisée structurellement de la manière suivante :
Les grandes entreprises.
Elles possèdent souvent un service ou un département dédié à cette activité. Ce service intégré est, alors, directement rattaché à la direction générale. Ce modèle est très performant dans la mesure où l’entreprise, elle-même, définit et met en œuvre sa propre stratégie de lobbying. Toutefois, il trouve ses limites dans la rigidité des organigrammes et des structures de l’entreprise.
Les fédérations, les associations professionnelles et les syndicats.
Ce modèle historique de représentation concerne quasiment toutes les entreprises, mais sa mise en oeuvre, nécessitant un accord de l’ensemble des membres de la fédération, cadre difficilement avec l’impératif davantage concurrentiel que sous-tend toute opération de lobbying. Cette condition ralentit l’action qui, en matière de lobbying, nécessite une forte réactivité. C'est pourquoi la plupart des organisations professionnelles font appel, de façon régulière, à des cabinets spécialisés en lobbying.
Les cabinets de conseil spécialisés en lobbying.
Les « cabinets de conseil» constituent des structures tout à fait adaptées à l’activité de lobbying. Le nombre relativement faible de consultants garantit une réactivité et correspond aux nécessités de confidentialité que génèrent les activités de lobbying.
La spécialisation offre au cabinet une connaissance particulièrement pointue de la procédure de décision mais également des acteurs.
Taille et tendance du marché
Les premiers cabinets installés en France naissent à la fin des années 1970. A cette époque, le marché progresse lentement sous l’effet d’une double limite culturelle que ne connaissent pas modèles anglo-saxons : la notion d’intérêt général se conjugue mal avec la défense des intérêts particuliers et l’appréhension du monde économique se teinte historiquement d’un à priori négatif.
Le rythme s’est accéléré sous l’effet des alternances : 30 % des cabinets actuels ont émergé entre 1987 et 1989 et 44 % depuis 1991. Dans le même temps, des entreprises et des organisations professionnelles ont créé des départements de relations institutionnelles ou d’affaires publiques.
Ce n’est toutefois qu’au début des années 1990 que le marché trouve ses lettres de noblesse, principalement sous l’influence de Bruxelles où l’approche française traditionnelle est dangereusement concurrencée par les pratiques anglo-saxonnes maniant un lobbying professionnel et décomplexé depuis longtemps.
La multiplicité des circuits de décision, comme le foisonnement des textes et leur technicité contraignent les entreprises françaises à réfléchir de façon plus rigoureuse aux méthodes de défense de leurs intérêts.
Aujourd’hui, on compte environ soixante-dix sociétés établies à Paris qui pratiquent une activité de lobbying non exclusive. Nombre d’entre elles, en effet, mêlent l’activité de relations publiques avec celle de lobbying qui n’apparaît alors que comme l’une des prestations offertes, souvent avec une certaine réticence à utiliser le mot ou ses dérivés.
Cependant, si les relations publiques sont une des composantes des stratégies de lobbying, elles n’en constituent toutefois qu’un outil parmi les autres pour atteindre l’objectif recherché : influencer la décision publique.
Le mot « lobbying », qui a longtemps eu un sens péjoratif en français, en conserve encore des traces aujourd’hui. Ainsi, les entreprises, les organisations, les firmes de conseillers font du lobbying, mais elles identifient rarement leurs activités sous ce vocable. Elles préfèrent lui substituer un terme équivalent : affaires publiques, relations gouvernementales, communication politique, représentation d’intérêt, relations institutionnelles, etc.
Globalement, il s’agit d’un véritable « marché émergent » allant des entreprises d’affaires publiques aux cabinets de conseil en lobbying ou cabinets d’avocats, en passant par des entreprises de relations publiques proposant des services de lobbying aux clients.
Organisation du secteur
La France recense 5 organismes regroupant des professionnels du lobbying : quatre associations (AFCAP, BASE, ARPP, AFCL) et un syndicat patronal, affilié au Medef, Syntec-RP.
L’Association Française des Conseils en Affaires Publiques (AFCAP) qui compte une quinzaine d’adhérents ;
Business Action + Stratégie Européenne (BASE), premier club français à réunir l’ensemble des experts des affaires réglementaires et institutionnelles ;
Association pour les Relations avec les Pouvoirs Publics (ARPP), Association pour les relations avec les pouvoirs publics, Chambre de commerce et d'industrie de Paris ;
Association Française des Conseils en Lobbying (AFCL) comptant environ 25 adhérents pour 21 cabinets, dont le cabinet DTM Conseil ;
Syntec-RP, regroupant 36 cabinets.
Ces associations professionnelles se distinguent par des conceptions différentes de la profession, ne souscrivant pas toutes aux mêmes principes de déontologie. Pourtant, les frontières entre ces organisations restent encore très floues (doubles adhésions ; changements de camp), et tout le monde s'accorde sur la nécessité de structurer le secteur et de sécuriser son rôle dans le champ institutionnel.
Il n’y a pas en France de cabinet leader du lobbying. Les cabinets indépendants et mono-métier emploient, à une écrasante majorité, moins de dix personnes, y compris les plus anciens.
La segmentation du marché
Dans un marché segmenté de manière sectorielle, aucun cabinet n'est véritablement spécialisé dans le domaine de la défense d’intérêts étatiques. Il existe donc dans ce domaine une véritable opportunité à saisir, qui permettra de se détacher de la nébuleuse des cabinets, de se démarquer, et de s’ériger en leader du lobbying gouvernemental.
Par ailleurs, le champ de l’administration centrale n’est pas toujours couvert par les cabinets de lobbying, certains étant spécialisés uniquement dans les stratégies d’influence auprès des parlementaires et des élus locaux, à fort contenu de stratégies de communications.
DTM Conseil trouve sur ce terrain un moyen de se démarquer de ses concurrents grâce à son excellente maîtrise de la sphère politico-administrative française et européenne. Le cabinet dispose notamment d’un réseau relationnel important, issu non seulement de l’expérience professionnelle de ses consultants, mais aussi des contacts privilégiés qu’ils ont su créer au cours de la conduite de leurs opérations stratégiques.
Le cabinet bénéficie, qui plus est, non seulement des compétences en communication, en droit, en politique, en économie et en administration mais aussi de ressources et d’un savoir-faire précis nécessaires à une activité de lobbying proactive et efficiente.
On peut distinguer deux niveaux de segmentation :
La segmentation traditionnelle par intérêts sectoriels, que l’on retrouve au sein de tous les cabinets de lobbying avec, pour certains, une spécialisation dans un secteur déterminé ;
La segmentation par acteurs du monde politico-administratif français : au niveau local, parlementaire, administratif, gouvernemental ; également au niveau du monde politico-administratif européen.
C’est sur cette dernière segmentation que le cabinet DTM Conseil se démarque et entend jouer. Dans le contexte européen et français, indissociable, la connaissance fine des procédures peut, à tout moment, procurer un avantage comparatif.
DTM Conseil conjugue ces deux niveaux de segmentation pour une action optimale. Cette transversalité et pluridisciplinarité sont une spécificité du cabinet qui s’inscrit dans une démarche de transparence essentielle aux yeux des décideurs français et européens, en l’absence d’une règlementation du lobbying.